SPORTMAG - 116 : National - Décembre 2018

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Renaud Lavillenie encore de la partie

Entre Renaud Lavillenie et l'UNSS, l'histoire d'amour semble faite pour durer. Le perchiste tricolore était le parrain des championnats du monde ISF d'athlétisme à Nancy, en juin 2017. Une expérience qui avait énormément plu au champion olympique, qui avait ensuite enchaîné avec le rôle d'ambassadeur de la saison des cross UNSS. Un rôle que le Clermontois d'adoption reprend cette année. « C'est un formidable exemple pour toute notre jeunesse. Renaud Lavillenie est un sportif d'une notoriété et d'une longévité exceptionnelles, son parcours ne peut pas laisser indifférent », se félicite Christophe Luczak. « S'il est ambassadeur des cross, c'est aussi pour aller questionner nos élèves et leur envoyer des messages. Il est engagé dans cette lutte contre la sédentarité et, à chaque fois, il passe un super moment avec les jeunes ». Le champion olympique du saut à la perche sera bien évidemment présent les 25 et 26 janvier prochain à Bordeaux, à l'occasion du cross national UNSS MGEN.

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L'UNSS court toujours

Durant tout l'hiver, la saison des cross UNSS mobilise près de 300 000 élèves partout en France. Des événements ancrés dans l'histoire de l'Union nationale du sport scolaire, ce qui n'empêche pas la fédération au million de licenciés d'innover.


Le froid est de retour depuis plusieurs semaines. Des conditions météorologiques rudes qui n'empêchent pas 284 000 élèves de pratiquer le cross à l'UNSS, tout au long de l'hiver. « En quatre ans, de 2014 à 2017, on est passé de 211 000 à 284 000 licenciés UNSS en cross. C’est 30 % de coureurs en plus », se félicite Christophe Luczak, directeur national adjoint de l'UNSS en charge de la discipline. Autant de coureurs, et de coureuses, répartis dans 133 cross départementaux et régionaux. Sur chaque rendez-vous, plusieurs milliers d'élèves sont ainsi de la partie autour de la pratique du cross, une discipline très spéciale pour l'Union nationale du sport scolaire. « La saison des cross est l'événement le plus représentatif de la culture UNSS », confirme Christophe Luczak. « Les élèves aiment bien être ensemble et partager. Le cross est une activité qui se prête parfaitement à cela, d'autant que les équipes sont mixtes. La solidarité fait partie des valeurs essentielles de la discipline à l'UNSS. Et puis, l'ambiance est là, une journée de cross est un événement festif, malgré la difficulté de l'épreuve. Un cross, c'est un passeport pour l'effort et pour lutter contre la sédentarité ». Une discipline accessible au plus grand nombre, avec l'ouverture au sport partagé depuis plusieurs années. Autre aspect important, le cross se féminise avec pas moins de 120 000 licenciées. « C'est surtout une discipline ancrée culturellement, et qui fait le lien entre la tradition et la modernité », constate Christophe Luczak. « Tradition, car le cross est la discipline qui marque le plus la vie sportive de l'élève. C'est aussi quelque chose que l'on ressent lorsque l'on parle avec les parents d'élèves. Modernité, car nous avons lancé depuis plusieurs années le programme Le DéFit ».



« On veut envoyer un message fort »


Le DéFit, c'est une course solidaire et non compétitive axée sur le partage. Les participants n'ont pas d'objectif de résultat et courent pour se faire plaisir. Un format que l'on retrouve lors du cross national UNSS MGEN, mais aussi sur les cross départementaux et régionaux. Les courses sont ludiques, faciles, avec quelques obstacles à franchir dans la bonne humeur. Même les enseignants et les parents d'élèves peuvent y participer. Pour l'UNSS, l'objectif est ici de proposer une offre de pratique ludique durant les cross. « On veut envoyer un message fort : celui de bouger davantage, manger mieux, boire mieux...et sauver ! On propose d'ailleurs beaucoup d'ateliers de formations aux gestes qui sauvent. Il y a donc un événement sportif, mais aussi toute une dimension de formation capitale pour nos jeunes », révèle Christophe Luczak. « Cette lutte contre la sédentarité fait partie des priorités de notre fédération. On est d'ailleurs très heureux que l'ensemble de la communauté UNSS soit rassemblée autour de cette idée ».



Les Jeunes Officiels de l'UNSS jouent ainsi un rôle important tout au long de l'hiver, qu'ils soient secouristes, dirigeants, coaches, organisateurs ou reporters. « Tous les rôles de l'UNSS ont leur place sur les cross, d'autant que ce sont les événements les plus importants en termes de volume. Sur certains rendez-vous, on se retrouve avec 4 000 à 5 000 coureurs sur une période d'une journée. La logistique est ainsi très conséquente, nous avons donc besoin de compter sur l'ensemble des savoir-faire de nos jeunes. C'est aussi un événement lors duquel tous les professeurs d'EPS d'un département se retrouvent, échangent, se forment... c'est un moment clé pour l'ensemble de la communauté UNSS ».


Renaud Lavillenie encore de la partie


« Aux Mondiaux, l'UNSS a marqué le monde du sport scolaire »


Si la fédération mise autant sur le cross, c'est aussi parce qu'elle peut se targuer d'avoir réussi son grand examen de passage en avril dernier. L'UNSS organisait en effet les championnats du monde scolaires ISF de cross, à Paris. « Lors de ces Mondiaux, l'UNSS a marqué le monde du sport scolaire », n'hésite pas à affirmer le directeur national adjoint de l'UNSS. « Tenir le pari d'organiser un cross en plein cœur d'une grande ville, grâce au soutien important de la mairie de Paris et de la Région Île-de-France, est une vraie innovation, c'était un symbole très fort. Être présent sur le Champ-de-Mars, devant la tour Eiffel, a montré que le sport scolaire et le cross pouvaient investir le cœur des grandes villes ». Ce sera d'ailleurs également le cas du côté de Bordeaux, le 26 janvier prochain, à l'occasion du cross national UNSS MGEN, qui réunira les meilleurs élèves français pratiquant la discipline. « Nous serons présents à la Plaine des Sports Colette Besson, qui est un haut lieu du sport à Bordeaux. On sera d'ailleurs à proximité du Matmut Atlantique, le stade des Girondins de Bordeaux, qui a accueilli l'Euro 2016 de football », précise Christophe Luczak, qui explique également que l'impact d'un tel événement va croissant. « Depuis deux ans, on commence à évaluer l'impact de l'événement. Ce dernier est évidemment économique, puisqu'un cross national représente 2 000 jeunes de toute la France qui se déplacent à un même endroit. Cela représente plus de 2 500 nuitées et plus de 7 500 repas, si l'on compte aussi l'organisation. L'effet économique est donc certain, on fait travailler l'ensemble des fournisseurs de la ville d'accueil. Mais, pour la ville en question, cela permet aussi de faire connaître le territoire et son attractivité auprès des jeunes. Si on prend l'exemple de Bordeaux, les jeunes athlètes auront envie de découvrir cette ville dans un cadre touristique, et d'y retourner en famille ou avec des amis ». L'UNSS joue donc également pleinement son rôle de promoteur des territoires. Une fédération qui a décidément de nombreuses cordes à son arc…


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