SPORTMAG - 117 : National - Janvier 2019

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Le tournoi en chiffres


4 courts de tennis sur un même site : un central, un court n° 1 et deux courts d’entraînement

Plus de 50 joueurs au début de la compétition

54 heures de diffusion à la télévision

9 000 places à la Sud de France Arena

49 850 spectateurs en 2018

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L'invité

Sébastien Grosjean : « L’Open Sud de France monte en puissance »

Les joueurs du circuit ATP ont rendez-vous du 3 au 10 février à la Sud de France Arena de Montpellier pour l’Open Sud de France. Avec la présence pour la première fois d’Andy Murray, cette 9e édition a de quoi attirer les amateurs de tennis. Sébastien Grosjean, directeur du tournoi, fait le point à un mois de l’événement.

Avez-vous déjà la composition du plateau de cette 9e édition de l’Open Sud de France ?

La composition du plateau 2019 est en train de se finaliser. Les joueurs ont jusqu’à fin décembre pour s’inscrire au tournoi et nous révélerons donc le plateau probablement en tout début d’année. Les deux premiers joueurs ayant officialisé leur présence sont Andy Murray et Richard Gasquet. La participation d’Andy à l’Open Sud de France est historique. C’est la première fois que le tournoi accueille un joueur de ce calibre, ancien numéro un mondial, ce qui démontre bien la montée en puissance de l’Open Sud de France dans le circuit mondial ATP. Richard est quant à lui un habitué. Chaque année, il performe dans cette salle qu’il affectionne tout particulièrement. Il en est à six finales d’affilée à Montpellier, performance quasi unique pour un joueur sur un tournoi du circuit ATP. Rendez-vous sur les réseaux sociaux de l’Open Sud de France début janvier pour la liste complète des joueurs présents.


Comment avez-vous convaincu Andy Murray de venir pour la première fois ?

Sa participation à l’Open Sud de France est le fruit d’un travail sur le long terme, permettant au tournoi d’avoir une vraie légitimité auprès des joueurs, y compris des meilleurs d’entre eux. Renommée et persévérance ont été les deux aspects. Montpellier tire profit de sa bonne position au sein du calendrier de l’ATP, juste après l’Open d’Australie et le début de la saison indoor en Europe. Andy y a donc trouvé son compte, car cela correspond bien à son programme et à son besoin de retrouver le rythme des matchs. Enfin, les conditions de jeu optimales à la Sud de France Arena restent un argument de taille auprès de tous les joueurs.



« L’édition 2018 était un grand cru »


Cette année, il n’y a pas de tour de Coupe Davis avant ou après l’Open Sud de France. Cela vous a-t-il permis de faire venir de grands joueurs ?

L’arrêt de la Coupe Davis, dans le format que nous connaissions, n’a pas vraiment eu d’impact sur la venue de grands joueurs sur le tournoi. Des solutions étaient généralement trouvées pour leur permettre d’enchaîner les tours de Coupe Davis avec leur présence à l’Open Sud de France. Grâce à l’utilisation des « bye », qui permettent d’être exempté de premier tour, les quatre têtes de série du tournoi avaient la possibilité de ne commencer à jouer qu’à partir du jeudi. Ils avaient donc suffisamment de repos entre leur tour de Coupe Davis et leur premier match à la Sud de France Arena.


Qu’est-ce qui vous a marqué le plus lors de la précédente édition en 2018 ?

L’Open Sud de France 2018 était définitivement un grand cru, tant par la qualité du jeu proposé que par la densité de son plateau. Cette 8e édition a notamment permis d’asseoir le tournoi comme un révélateur de nouveaux grands talents. Après avoir assisté à la victoire d’Alexander Zverev en 2017, l’un des premiers titres de sa carrière, le public de la Sud de France Arena a pu admirer les jeux spectaculaires de Karen Khachanov et Stefanos Tsitsipas en 2018. Le premier a par la suite gagné le Rolex Paris Masters (ATP 1000), son premier titre majeur, et le deuxième les Next Gen ATP Finals de Milan, grand rendez-vous des futurs grands du circuit. Plus de 10 joueurs du top 50 mondial se sont disputé le trophée l’année dernière. Le public a pu retrouver des joueurs bien connus du circuit ATP, tels que le numéro 1 français de l’époque Lucas Pouille, Jo-Wilfried Tsonga, David Goffin ou encore l’ancien n° 3 mondial David Ferrer.



« Nous travaillons encore sur les animations »


Comment faites-vous pour attirer le public ?

Comme chaque année, l’Open Sud de France va mettre en place de nombreuses animations sur les courts et en dehors. La « fan expérience » nous tient à cœur, et nous souhaitons que chaque personne venant à la Sud de France Arena puisse y passer un moment inoubliable. Nous travaillons encore pour le moment sur les animations qui seront proposées. Élément important de notre politique de billetterie, nous mettons également en place des conditions tarifaires avantageuses pour tous les licenciés de la FFT et des offres dédiées aux clubs de tennis. Nous sommes conscients que leur accueil chaleureux joue un rôle primordial dans la réussite du tournoi, et nous tenons à les remercier pour cela.


Vous êtes directeur du tournoi depuis plus de 3 ans. Comment jugez-vous votre évolution dans cette fonction ?

Tout d’abord, je tiens à saluer l’immense travail de Patrice Dominguez qui m’a permis de reprendre un tournoi à l’organisation d’une grande qualité. De plus, l’intégration avec les équipes de TV Sport Events a été très fluide, me facilitant la tâche de directeur du tournoi. Mes autres différentes casquettes, coach et commentateur, sont quant à elles assez complémentaires. Avec une bonne rigueur tout au long de l’année, je suis en mesure de pleinement assumer mes différentes fonctions, me permettant même de trouver des synergies entre elles.


Vous venez d’être nommé capitaine de la Coupe Davis. Votre poste de directeur de tournoi vous apporte-t-il un plus ?

C’est une grande fierté de pouvoir accepter ce poste de capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis. En tant que joueur, l’équipe de France m’a énormément apporté et j’espère pouvoir rendre tout ça aux jeunes joueurs d’aujourd’hui. Je me lance dans cette nouvelle aventure avec énormément d’envie. Je suis impatient de découvrir la nouvelle compétition, organisée à Madrid, et j’espère pouvoir y faire de belles choses. Être directeur de l’Open Sud de France est définitivement un plus. Cela me permet d’être au contact des meilleurs joueurs français sous un autre angle que celui de consultant pour une chaîne de télévision. Je pourrai d’ailleurs les voir et discuter avec eux, car la plupart seront présents à l’Open Sud de France à Montpellier.



« Je suis convaincu que la saison 2019 sera meilleure »


En ce début d’année 2019, quel bilan tirez-vous de la saison du tennis français qui s’est achevée ?

Dans l’ensemble, la saison 2018 a été difficile pour les joueurs français. De nombreuses raisons peuvent l’expliquer, entre les blessures de certains et le manque de constance de quelques autres. Je reste néanmoins positif et je suis convaincu que la saison 2019 sera meilleure. La finale de Coupe Davis a été passionnante à regarder, avec deux joueurs de simples croates, Marin Cilic et Borna Coric, qui ont été très impressionnants. C’était malheureusement une victoire logique.


Le tournoi en chiffres


Comment voyez-vous l’année 2019 du tennis ?

La saison 2019 s’annonce plus qu’intéressante. Il sera passionnant de voir si les membres du Big Four vont encore tout rafler cette année, ou si la nouvelle génération va réussir à chambouler l’ordre établi, avec l’apparition d’un nouveau vainqueur en Grand Chelem. En ce qui concerne la nouvelle Coupe Davis, je suis impatient de découvrir la phase finale à Madrid. Il ne faut pas oublier qu’il y avait également une volonté des joueurs de raccourcir cette compétition. Quoi qu’il en soit, l’équipe de France de Coupe Davis reste toujours l’équipe de France.

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