SPORTMAG - 120 : National - Avril 2019

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Rendez-vous au French Throwdown

Il existe quand même un esprit de compétition dans le CrossFit qui s’exprimera lors de la 8e édition de The CrossFit French Throwdown, du 28 au 30 juin au Vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines. « Cet événement rassemble la communauté », précise Julian Festor. « Les athlètes viennent pour tester leur condition physique, voir qui est le plus en forme. » Répartis dans différentes catégories, d’élite à débutant, les athlètes se frotteront à de nombreuses épreuves pour dévoiler leur force et leur capacité musculaire. « L’année dernière, 3 500 athlètes se sont défiés sur une course de 6 km, en soulevant la charge la plus lourde possible ou en marchant sur les mains, entre autres », raconte Julian Festor. Pour cette 8e édition, les qualifications individuelles se dérouleront les 19 et 26 avril et par équipes le 6 mai.

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Le CrossFit : ensemble pour bouger mieux

Le CrossFit séduit de nouveaux pratiquants tous les jours en France. Pratiquer une activité variée qui encourage le dépassement de soi pour rester en bonne santé est l’un des objectifs de ses adeptes. Et la philosophie, une communauté qui permet de bouger mieux, attire d’autant plus.

Deux à cinq salles de CrossFit ouvrent toutes les semaines en France. En moins de dix ans, cette discipline a connu un véritable essor. Mais en quoi consiste-t-elle exactement ? Julian Festor, gérant de la box Reebok CrossFit Louvre à Paris en donne la définition : « À la base, le CrossFit est une préparation physique pour les sportifs, mais elle peut être appliquée à tout le monde, de tout âge et de tout niveau. Il s’agit d’exécuter des mouvements fonctionnels avec un coach en ajustant l’intensité et en ajoutant des variantes, mouvements longs ou courts, pour que l’athlète ne s’habitue pas. On envoie toujours de nouveaux stimuli pour forcer le corps à s’adapter. »



« L’être humain est fait pour se surpasser »


La salle Reebok CrossFit Louvre a ouvert en 2012. « Nous étions les quatrièmes en France », se rappelle Julian Festor. « Il existe 250 box actuellement. » Près de 1 000 athlètes fréquentent cette salle parisienne. Le gérant voit entrer tous les types de profil. « Chacun a ses objectifs : se redynamiser, éviter de prendre du poids, être mieux affuté pour son travail. Des personnes des forces de l’ordre, par exemple, viennent aux séances. La compétition, c’est secondaire. 98 % des personnes font du CrossFit pour se sentir mieux dans leur vie de tous les jours. » Axelle Bonnemaison est une des nombreuses pratiquantes du CrossFit. « Je suis en niveau scaled (adapté au niveau de chacun, NDLR). Je m’entraîne par passion et pour m’amuser. Je fais quelques compétitions par-ci par-là, mais sans prétention, uniquement pour juger mon niveau. » Conseillée par son coach, elle a tenté l’activité il y a plus d’un an et demi et y a pris goût. « C’est difficile d’expliquer pourquoi. Je suppose que toutes les personnes qui se sont mises au CrossFit ont ressenti la même chose. C’est l’envie de faire mieux, de toujours exécuter des enchaînements plus complexes et de soulever des charges plus lourdes. L’être humain est fait pour se surpasser. À la fin d’une séance, je suis contente d’avoir bien transpiré. » Axelle Bonnemaison a pu s’y remettre complètement depuis cinq mois après une blessure à l’épaule et s’entraîner au moins trois fois par semaine en vue de sa prochaine compétition en août. « J’ai découvert le CrossFit il y a bientôt 7 ans grâce à mon cousin et athlète Mathieu Ochoa », raconte un autre adepte Guillaume Magnouat. « J’ai pratiqué différents sports depuis mon enfance, mais aucun ne me satisfaisait pleinement. J’ai commencé le CrossFit simplement pour rester en forme après une blessure au rugby. J’ai très vite été pris au jeu et, étant compétiteur dans l’âme, j’ai tenté ma chance pour le fun. J’aime le fait d’aller toujours plus loin. C’est le dépassement de soi qui me motive. » Ce crossfitteur s’est entraîné avec son cousin « à l’ancienne » quand il n’y avait pas encore de salle affiliée du côté de Perpignan. Désormais, il fréquente deux box dans les Pyrénées-Orientales, dont CrossFit Illiberis qu’il cogère. « Je fais ma propre programmation « TheFitTest Programmation » et je prends du repos quand je sens que j’en ai besoin, souvent le dimanche, mais je fais une récupération active à la piscine ou en vélo. Je ne sais pas rester sans rien faire ! »



« C’est en bonne voie pour durer »


Chacun a son objectif et ses capacités. À la box Reebok CrossFit Louvre, les coachs, parfois accompagnés par des assistants, prennent des groupes de 20 à 25 personnes dans un espace limité et enseignent les mouvements en adaptant les niveaux de difficulté au profil de chacun. « Le CrossFit est vraiment ouvert à tout le monde », insiste Axelle Bonnemaison. « Une personne lambda voit les effets bienveillants sur son corps et persévère. Avant je manquais de souplesse et j’avais des carences au niveau de certains muscles. J’ai évolué dans le bon sens grâce à ce sport. » « Depuis le début, beaucoup parlent d’un effet de mode, notamment avec l’engouement pour le fitness, mais le CrossFit a l’air de bien tenir le coup ! », constate Guillaume Magnouat. « La discipline semble s’orienter vers le sport santé, on verra où cela nous mènera, mais c’est en bonne voie pour durer. » Julian Festor a plusieurs explications au succès de la discipline : « Les athlètes voient qu’ils progressent vite. » Mais on n’a rien sans rien. « Il faut une constance et une régularité dans la pratique. Le schéma recommande d’enchainer trois jours de WOD (séance d’entraînement du jour, NDLR) et un jour de repos. » La variété a également un réel attrait. « J’ai été séduit par la pluridisciplinarité du CrossFit, de constamment varier les exercices », explique Guillaume Magnouat. « Le lundi on peut faire du renforcement musculaire, le mardi de la gym, le mercredi du cardio et le jeudi de l’haltérophilie », décrit Axelle Bonnemaison. « C’est ce mélange qui permet de n’oublier aucun muscle du corps. »



Rendez-vous au French Throwdown


« Le bien-être avant la performance »


« C’est la santé à travers l’amusement », affirme Julian Festor avant d’aller plus loin : « Le CrossFit, c’est une communauté qui permet de se sentir mieux. On ne s’ennuie pas, il y a toujours des gens avec qui on a envie de s’attarder après les séances. » En plus de gérer le côté sportif, les coachs de la Reebok CrossFit Louvre donnent des recommandations sur le style de vie et la façon de s’entraîner, de s’alimenter. « Nous ne sommes ni nutritionnistes, ni médecins, mais le cœur de notre métier est d’encadrer les gens pour qu’ils bougent le mieux possible », rappelle Julian Festor. « Le coach a aussi une relation proche avec les athlètes. On sait pourquoi ils viennent et ce qu’ils recherchent. » « Je vais dans une box à Bordeaux », raconte Axelle Bonnemaison. « C’est intéressant, car les coachs mettent vraiment la priorité sur le bien-être de l’athlète avant sa performance. Ils font attention à ce que le mouvement corresponde aux capacités de la personne et mettent l’apprentissage en premier, donnent de vraies bases avant d’évoluer. » Tout ça dans un bel état d’esprit. « On fait pas mal de sorties », confie l’athlète. « Il y a une vraie entraide. On se motive les uns les autres lors de présentations individuelles. On peut aussi faire des compétitions en binôme. » Une deuxième box Cross Fit Louvre 2 a ouvert à Bordeaux avec l’ambition de conserver cette philosophie qui a fait la réussite de cette discipline. Julian Festor est persuadé que l’esprit de communauté va demeurer : « Les personnes changent, mais les visages sont les mêmes. Les athlètes se sentent toujours à la maison. »

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