SPORTMAG - 105 : National - Décembre 2017

Toutes nos éditions

Collapse

Uncollapse

Christophe-Luczak.jpg

Simon


Sportif paranoïaque du dimanche.

Né en 1975 à Valenciennes.

Retour En avant

Le billet de Simon

Le maillot qui valait 1 MILLIARD

Vous ne l’avez peut-être pas remarqué, alors Simon vous l’annonce : les marques ont le droit de s’afficher sur tous les maillots des franchises de la NBA, la « National Basketball Association », depuis le début de cette saison 2017/2018. On parle bien de « franchise » en NBA pour désigner les équipes. Chaque propriétaire paie un droit d’entrée pour participer au championnat, véritable ligue fermée, c’est-à-dire sans descente ni montée.


Nike vient d’acheter le privilège d’être l’équipementier unique de la NBA. Bon, jusque-là, rien de bien nouveau à l’horizon. Après tout, Nike ne fait que remplacer Adidas en voulant marquer un point décisif dans la bataille mondiale des équipementiers sportifs. Non, ce qui est révolutionnaire c’est que le logo est maintenant autorisé et visible sur les célèbres maillots de toutes les franchises de la ligue pro américaine ! Et cela a un prix : 1 milliard de $ sur 8 ans.


Attention, Simon vous incite à changer votre paradigme de pensée : il faut comprendre qu’en NBA c’est la ligue qui négocie directement un partenariat avec une marque pour toutes ses franchises. C’est un peu comme si Nike devenait l’équipementier unique de toute la Champions League de football, au point que l'on verrait le Barça et le Real sous contrat avec le même équipementier. Impensable en Europe. Adam Silver, le patron de la NBA, a pris cette décision historique et marque la fin d’un tabou. Mais Simon a cependant repéré quelque chose qui ressemble à un cauchemar pour un équipementier : lors du premier match de la saison, la star des Cleveland Cavaliers, Lebron James, voit après une action anodine son maillot se déchirer totalement devant les caméras du monde entier. Les matchs de la NBA sont retransmis dans 215 pays et en 47 langues différentes. La marque à la virgule n’avait vraiment pas prévu cela dans son plan mondial de communication…


Et surtout, plusieurs autres maillots ont subi le même sort dans d’autres matchs depuis le début de saison. Là, Simon se dit que c’est incroyable cette histoire. Il est quand même très rare de déchirer un maillot durant une saison. Même au rugby, cela arrive assez rarement.


Nike a répondu à la polémique naissante dans un communiqué en se disant « très préoccupé par toute déchirure survenue lors d’un match », en reconnaissant « un petit nombre de déchirures significatives », et en travaillant « rapidement à une solution qui améliore la solidité des maillots ». À ce prix-là, tout est dans la nuance…


Il y a 2 choses également que Simon a oublié de mentionner :


Déjà, Adam Silver n’a pas autorisé uniquement l’apparition du logo de l’équipementier unique, il a aussi autorisé l’apparition de logos publicitaires sur les maillots des équipes. Et ça, c’est une première dans l’histoire des sports majeurs aux États-Unis (National Football League, Major League BaseBall, National Hockey League et National Basketball Association). Cela reste encore très réglementé avec uniquement de petits carrés de 6,35 centimètres de haut et de large, placés sur l’épaule du maillot à l’opposé du logo de l’équipementier, avec interdiction des marques d’alcool, de tabac, de casinos ou autres loteries. Là aussi, la rentrée financière est loin d’être négligeable pour la NBA. On parle de 150 millions de $ par saison.


Ensuite, le contrat équipementier prévoit une petite exception ; c’est ça le charme de l’Amérique. Une seule franchise n’arborera pas le « swoosh » : les Charlotte Hornets. Oui, le propriétaire de la franchise est un certain Michael Jordan, l’icône mondiale qui a révolutionné et surtout mondialisé la ligue dans les années 90. Les Hornets auront donc le droit de jouer avec Jordan Brand, la marque de son propriétaire. On ne refuse rien aux légendes !

Orientez votre tablette horizontalement pour profiter des contenus enrichis.

SPORTMAG_def_splash.png Notre Emag ne prend pas en charge la lecture sur mobile pour le moment. Nous vous invitons à le consulter sur tablette ou ordinateur. Continuer tout de même