SPORTMAG - 115 : National - Novembre 2018

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Interview

Nicolas Escudé : « Mon plus grand fait d'armes »

Nicolas Escudé a marqué les esprits en apportant le point final à la France lors de la victoire en 2001. Désormais directeur du tournoi de l'Open Brest Arena, il garde un œil attentif sur cette compétition pas comme les autres.

Avez-vous évoqué cette finale de Coupe Davis avec Julien Benneteau et Nicolas Mahut, qui ont participé à l'Open Brest Arena ?

Forcément. Quand on se voit, on parle toujours de leur saison, de leur actualité, mais aussi de la mienne. J'ai moi-même été un joueur de Coupe Davis, je connais la pression inhérente à ce genre de rendez-vous. Mais ce sont des joueurs qui ont suffisamment d'expérience pour être prêts physiquement et mentalement le jour J. Je suis d'ailleurs ravi que Julien ait été sélectionné pour cette finale. Il était censé arrêter sa carrière après l'US Open mais, grâce à cette sélection en Coupe Davis, il a pu participer à l'Open Brest Arena pour se préparer.



« La Coupe Davis a façonné l’histoire du tennis »


Que pensez-vous de la « mort » de la Coupe Davis telle qu'on la connaît ?

Mon avis est très tranché : je suis totalement contre cette nouvelle réforme. La Coupe Davis est une compétition qui a contribué à façonner l'histoire du tennis. C'est d'autant plus vrai en France, puisque les courts de Roland-Garros ont été construits justement pour accueillir les États-Unis en Coupe Davis. Certes, la compétition avait plus de cent ans et il me paraissait important de la dépoussiérer. Mais la restructurer, la détruire et la faire disparaître, j'y suis totalement opposé. Car, c'est ce qu'il va se passer : se retrouver sur terrain neutre durant une semaine avec des matches en trois sets, c'est une formule à laquelle je n'adhère pas du tout. La Coupe Davis sera dénaturée dès l'année prochaine. Lorsque l'on commence à toucher à l'histoire de son sport, il faut faire très attention.



Votre après-carrière, la devez-vous à votre succès en Coupe Davis ?

Il est clair que ma notoriété et la personne que je suis devenue sont en grande partie dues à la Coupe Davis. J'ai gagné plusieurs tournois sur le circuit ATP, mais il est certain que la victoire de 2001 reste mon plus grand fait d'armes. C'est une victoire qui a marqué les esprits et dont on me parle encore aujourd'hui. Lorsque l'on m'arrête dans la rue pour me demander un autographe, c'est évidemment de cette finale face aux Australiens que l'on me parle. L'engouement populaire autour de cette compétition est énorme, surtout en France. C'est quelque chose que l'on ne peut pas mesurer.

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