SPORTMAG - 1 : Île-de-France - Octobre 2018

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En route vers les J.O 2024… et au-delà !

Les dieux du sport veilleraient-ils sur l’enceinte sportive ? Ils lui offrent une nouvelle renaissance lorsqu’en septembre 2017, les Jeux olympiques de 2024 sont officiellement attribués à Paris. Véritable symbole, le stade olympique des Jeux de Paris 1924 accueillera un siècle plus tard les compétitions de hockey. Le stade et les terrains d’entraînement adjacents seront donc entièrement rénovés. Et après ? Yves-du-Manoir commencera une nouvelle vie : fini le rugby, vive le hockey ! Le site accueillera le siège et le centre d’entraînement de haut niveau de la Fédération Française de Hockey.

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Olympisme

Stade Yves-du-Manoir : Les J.O. 100 ans après !

Il y a des sites dont l’usage semble relever d’un destin immuable. Le stade Yves-du-Manoir est de ceux-là. Successivement hippodrome, site principal des Jeux olympiques de 1924, lieu de compétitions et rencontres mythiques, il a accueilli le club de rugby du Racing 92 jusqu’en 2017. « Abandonné » depuis, il est pourtant sauvé par l’attribution des Jeux olympiques d’été 2024 à Paris. Sa nouvelle vocation : le hockey.

De l’hippodrome au site olympique


En 1883, un hippodrome est créé à Colombes, à deux pas de Paris. Puis, en 1907, l’hippodrome est transformé en stade : une enceinte multisports qui accueille des compétitions d’athlétisme, de rugby ou de football. Baptisé « Stade du Matin » en référence au quotidien parisien qui a initié la transformation de l’hippodrome, le stade de Colombes devient le stade du Racing Club de France en 1920… et un lieu incontournable pour les amateurs de sport en Île-de-France. Il parvient même à s’imposer quand Paris doit accueillir les Jeux olympiques d’été en 1924 : il en sera le principal site. Il accueillera la cérémonie d’ouverture, les épreuves d'athlétisme, d'équitation, de gymnastique, de rugby, de football, d'escrime, de tennis et d’autres encore… Et pour cela, le stade est agrandi : sa capacité passe de 20 000 à 40 000 places. En 1928, il devient le stade Yves-du-Manoir, en hommage à un joueur de rugby du Racing qui s’est tué en avion.



Des années fastes…


Malgré sa notoriété, Yves-du-Manoir souffre de la concurrence du Parc des Princes, le stade du XVIème arrondissement de Paris. D’ailleurs, l’équipe de football du Racing jouera dès 1932 au Parc des Princes plutôt qu’à Colombes. Pourtant, le stade Yves-du-Manoir conserve un atout : une capacité d’accueil deux fois plus importante que celle du stade parisien. Dès lors, il accueillera des matchs de boxe, des rencontres de baseball, des compétitions d’athlétisme, des grands matchs de rugby ou de football, comme la finale de la Coupe du monde de football 1938. Pour l’occasion, l’enceinte est à nouveau agrandie : sa capacité est portée à 60 000 places. Le stade Yves-du-Manoir vit ses plus belles années.


En route vers les J.O 2024… et au-delà !


… à la « désertion » du Racing


Car, si le Parc de Princes fait peau neuve en 1972, le stade Yves-du-Manoir, lui, ne bénéficie d’aucune rénovation. Si bien qu’au début des années 90, les trois-quarts de ses tribunes sont condamnées, puis rasées... Mais Yves-du-Manoir n’a pas dit son dernier mot : le stade accueille toujours comme club résident le club de rugby du Racing 92. Et quand en 2009 le club remonte en Top 14, le stade gagne une nouvelle tribune de 4 900 places. Mais le club de rugby, après des décennies de résidence à Colombes, annonce qu’il migrera vers la nouvelle et moderne U Arena de Nanterre fin 2017. Le stade semble cette fois condamné...


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