SPORTMAG, le magazine mensuel des sports - 110 : Mai 2018

Archives

Collapse

Uncollapse

110---Topic-Ma-federation.jpg

Le billet de Simon

Christophe-Luczak.jpg

Vers un grand chelem français

Et voilà. Simon se régale déjà. Une belle période arrive, une sorte de grand chelem des événements sportifs à suivre en direct à la télévision : internationaux de France de Tennis, plus connus sous le nom de « Roland-Garros », fin mai et début juin, finale de la Ligue des champions le 26 mai, Coupe du monde de la FIFA de football avec un superbe Arabie Saoudite - Russie en ouverture le 14 juin, et une finale impossible à prédire le 15 juillet, le Tour de France du 7 au 29 juillet dans lequel on ne sait toujours pas si les Sky du quadruple vainqueur Christopher Froome seront bien présents et en bonne santé.

Pas d’inquiétude, le téléspectateur pourra regarder cela en direct, en clair et gratuitement sur une chaîne en accès libre. Cela permet à Simon de vous rappeler que ces événements, depuis 2004, sont classés « d’importance majeure » par les pouvoirs publics français. Un décret de 2004 interdit la diffusion en exclusivité sur une chaîne payante de certains de ces événements. Il est bon de savoir que la France possède la liste la plus fournie de toute l’Union européenne sur ce sujet. Vous voilà rassurés, au moins pour les matchs de l’équipe de France, pour les matchs d’ouverture, demi-finales et finales de la Coupe du monde, pour la finale de la Ligue des champions, pour les finales de Roland-Garros et pour le Tour de France notamment.

Allez, Simon commence par le premier événement à venir : Roland-Garros, organisé par la Fédération française de tennis.

Le suspense n’existe même plus. Nadal gagnera son 11ème titre, oui son 11ème, vous avez bien lu. La « Decima » de 2017 était légendaire. Le personnage n’a plus de limites, tout comme son grand rival, l’homme aux 20 titres du grand chelem, Roger Federer, qui a cependant préféré faire l’impasse cette année sur le tournoi parisien.

Roland-Garros a toujours amusé Simon. Cela fait des années qu’on évoque la délocalisation du tournoi pour de multiples raisons. Le tournoi Masters 1000 de Madrid rêve de le remplacer auprès de l’ITF, la Fédération internationale de tennis, et intégrer ainsi le cercle prestigieux des 4 tournois du grand chelem (Open d’Australie, Roland-Garros, Wimbledon et US Open). L’Espagne décidément aime bien la France ces temps-ci.

Le projet d’agrandissement, lancé en 2011, a aussi permis de faire connaître mondialement le site de Roland-Garros, porte d’Auteuil, à Paris. Les travaux ont enfin commencé après de multiples recours, et la livraison du nouveau stade est prévue en 2021. À suivre…

Roland-Garros c’est également presque 100 millions d’euros de bénéfices à chaque édition. Faites le calcul, pour deux semaines d’événements, il est rare de trouver plus rentable ! Mais les joueurs commencent à gronder : la dotation de chaque tournoi du Grand Chelem, pour les hommes et pour les femmes, équivaut à environ 7 % des revenus engendrés par ces épreuves. Certains joueurs voudraient bien redistribuer au moins la moitié pour tous les participants, en prenant exemple sur la ligue américaine NBA qui redistribue 50 % de ses revenus à ses basketteurs professionnels. L’impact pour le tennis français serait loin d’être négligeable.

Tout pour l’argent alors ? L’ITF en tout cas annonce clairement la couleur avec son projet de remplacement de la Coupe Davis, son épreuve historique, et donne clairement avantage aux joueurs. Mais, pour Simon, Roland-Garros c’est l’image incroyable du service à la cuillère de Chang contre Lendl, c’est la place des Mousquetaires, c’est le court Suzanne-Lenglen, plus grande joueuse française de l’histoire, c’est Nadal, c’est Steffi Graf, c’est Gustavo Kuerten et ses cœurs tracés sur la terre battue parisienne...

La légende peut-elle s’acheter ?

Christophe Luczak

SPORTMAG_def_splash.png Notre Emag ne prend pas en charge la lecture sur mobile pour le moment. Nous vous invitons à le consulter sur tablette ou ordinateur. Continuer tout de même